Traversée des Drus

Traversée Petit Dru Grand Dru, ascension d’un mythe

Les Drus! Plus de vingt ans que je parcours les Alpes et je n’avait encore pas pris le temps de fouler ce majestueux sommet. Aussi quand Emmanuel m’a exprimer son désir de gravir les Drus je n’ai pas pu résister.

Avec Emmanuel cela fait déjà quelques année que l’on partage de belles aventures. Notre histoire à commencé gentiment sur les 4000 du Mont Rose, puis ont suivi des expériences varié, la magique Miages Bionnassay Mont-Blanc, du granite à Argentière, des courses mixte en face nord de l’aiguilles du Midi, au Chardonnet ou au Tacul, mais encore rien de comparable aux fameux Drus.

Ce printemps nous avions prévu du temps pour nous préparer à cette mythique traversée des Drus, mais entre ce fâcheux virus et une météo en juin ayant décidé de revenir à la normale ( après 10 mois de température moyenne record…) notre programme à du être allégé.

Nous n’avons finalement pu grimper que 4 jours autours du refuge du Soreiller en juin. Heureusement Manu fait du foncier quand il est en plaine et maintient ainsi une bonne conditions physique.

Finalement la semaine que nous avions prévu pour cette ascension (et plus si affinité) arrive. La météo est enfin avec nous, 3 jours d’anticyclone parfait s’annonce au début du séjour!

La Charpoua, les Drus, un ailleurs ici!

Notre voyage commence avec le petit train du Montenvers, au milieu des cohortes de touriste. L’ambiance est étrange, je n’est plus l’habitude de ces bains de foule. Ceci dit la variété surprenante des masques covid est presque amusante. Sans tarder nous largons les amarres, descendons les échelles menant à la mer de glace, et une fois passé la bédière où de multiples groupes paufines leurs techniques de cramponnage, l’air du large nous prend…

Nous arrivons au refuge de la Charpoua après plus ou moins 4h de marche. Sarah la gardienne nous accueil en nous invitant à ne pas faire trop de bruit, son petit Armand, 18 mois, fait la sieste. Pour ne pas trop perdre de capacité d’accueil Sarah a installé des tentes avec matelas et couettes à proximité du refuge et nous y loge pour cette nuit.

Le refuge de la Charpoua dominant de 1000m la mer de glace, exposée superbement au soleil couchant trône tel un nid d’aigle au-dessus de la vallée de Chamonix. Nous sommes peux nombreux ce soir, demain nous ne seront que trois cordée à partir pour la traversée des Drus, l’ambiance est apaisé.

Ascension du petit Dru

Après un petit déjeuner rapide à 2h nous partons rapidement sur le glacier de la Charpoua, il fait doux et pourtant le regel est bon. Nous remontons les systèmes de vires et les ressauts facile menant aux Flammes de pierre de nuit. Au point du jour nous attaquons les difficulté, modéré au début. Nous évitons au mieux les névés restant en ce début de saison afin de ne pas avoir à remettre les crampons. Le terrain est délicat, de nombreux bloc et des gravier semble tenté à l’idée de ceder à l’appel de la gravité. Nous avançons tantôt ensemble tantôt par petites longueurs.

La paroi fini par se redresser et une longueur plus ardu nous permet de rattraper nos prédécesseurs. Nous en profitons pour enfiler les chaussons rapidement et nous continuons. Les petites longueurs se succèdent et le soleil fini par nous rattraper alors que nous sommes déjà haut. Bien que nous n’ayons pas eu froid la lumière nous met du baume au cur. Finalement c’est vers 11h que nous arrivons au sommet du petit Dru. Nous nous accordons une bonne pause à coté de la vierge.

L’ambiance est paisible, pas un nuage à l’horizon, une légère brise de nord, le silence… Soudain un vrombissement se fait entendre de plus en plus fort et un hélicoptère surgit et tourne autour du sommet. Ce ne sont pas les secours, juste des touristes s’accordant un petit plaisir au détriment de celui des autres…

Du Petit Dru au Grand Dru

Certes on se serait  bien attardé  là, mais il reste du chemin à  faire mine de rien, aussi après  avoir remis nos chaussures  d’alpi  nous reprenons  le chemin  du grand  Dru. La neige  encore  bien présente nous contraint à  remettre  les crampons pour rejoindre  la base du ressaut menant  au grand Dru. Nous repartons dans l’ombre et renlevons les crampons. Ce ressaut  est raide mais malgré  des cotations plus soutenus, il se prête  très  bien à  l’escalade  en grosse. Seule la cheminée  de sortie, d’une escalade pour le moins  rustique, demande  de s’employer  un peu plus. Il est 14h quand nous atteignons  le sommet du Grand  Dru. Là  nous prenons  le temps d’une vrai pose, après  tout  météo est parfait e et peut-être  que nous  ne reviendrons pas de si tôt.

Descente et soirée  à  la Charpoua…

Après  avoir remis les crampons nous attaquons la descente. L’accès au rappels  est peu commode avec la neige, mais nous trouvons  le relais  de départ  et attaquons les rappels. La ligne  bien qu’ assez  efficace nous mène  dans une gorge ou un ruisseau  sableux nous pourri les cordes, ce qui nous ralentit  quelque peu. De plus c’est la première  grandes séries  de rappels  pour Manu et il a encore  besoin de gagner  en efficacité. Nous n’atteignent la rimaye  que vers 19h et filons vers le refuge et le dîné.

Au refuge les autres alpinistes  ont accepté de nous attendre. Une équipe de stagiaires  de l’ENSA et deux guides  sans voyageurs partiront  demain  matin pour les Drus.

Pour  nous c’est relâche, demain  nous nous lèverons tranquillement et descendront vers la vallée …

La soirée  à  la Charpoua  nous permet de savourer encore un peux  plus l’ambiance et la quiétude du site.

Avec Manu nous avons passé  une grosse marche par rapport à  tout ce que nous avions  fais ensemble  jusqu’à  présent.

De nouvelles  possibilités  se dessine, de nouvelles envies émerge… Difficile  de ne pas se projeter  dans de futures aventures après  une si belle  journée!

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